13-14 Sept. 2008

 

Nicolas Plescoff, a specialist in sculpture and graphic works by sculptors from thé late-19th to the 21st century, has shown works by such artists as Carpeaux, Rodin, Bourdelle, Renoir, Manolo, Fenosa, Le Perse and Pasques in his Paris gallery, founded in 1998. His stand features such notable works as a 1963 statue of a violinist by the Catalan sculptor Apelles Fenosa (1899-1988), who was a friend of Picasso's, and two late works by the French animal sculptor Armand Petersen (1891-1969): "The Otter" (1968) and a 1965 bronze statue of a fighting bull. Other significant works presented at the Salon des Arts Contemporaints include "Slave," a bronze statue by Guy Le Perse, a bronze bust of a sleeping child by Emile-Antoine Bourdelle (1861-1929), "Walker" by Xavier Dambrine (b. 1964), in lead and antimony, and "The Prodigal Son" (1892) by Constantin Meunier (1831-1905).

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Septembre 2008

 

Du Vieux-Lille, je traverse la Grand-Place, longe le palais des Beaux-arts et rejoins la rue Solferino. C'est là, au troisième étage d'une vieille maison bourgeoise, que s'est installé il y a neuf ans le sculpteur Guy Le Perse notre photo). Son atelier croule sous des œuvres de toutes tailles. L'artiste balaie le désordre ambiant d'une excuse - c'est pourtant un vrai bonheur pour les yeux - et m'explique qu'il est en pleine préparation d'une exposition prévue ce week-end. Résolument figuratif, il travaille (e plâtre, la terre cuite et le bronze. Il enseigne aussi son art, ayant à cœur de transmettre ce que lui ont enseigné ses maîtres. Son œuvre a investi la Divine Comédie de Dante, entendez parla l'homme et l'humanité. Son projet : créer entre 200 et 300 sculptures monumentales, certaines existent déjà. Reste à trouver le lieu capable d'accueillir une telle œuvre et surtout le mécène !

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Juillet 2008

 

    Au 181 bis, rue Solferino, on sonne à "sculpteur", puis on monte tous les étages. Là-haut, c’est l’atelier de Guy Le Perse, baigné de lumière et vivant de sculptures…

    On entre dans l’atelier de Guy Le Perse comme dans une scène du film Camille Claudel. Ici, Rodin ne porte pas la grande barbe blanche, ni les lunettes demi-lunes sur le nez, ni même la grande blouse de travail. Il est de taille moyenne, en jean, le cheveu grisonnant ébouriffé. Mais à contempler sous la verrière de l’atelier ces bustes de plâtres, ces personnages de bronze aux muscles saillants, ces visages grimaçants et cet homme inachevé, tordu dans l’argile, on ne s’étonne pas tellement que Guy Le Perse ait été le premier sculpteur contemporain à avoir pu exposer dans la galerie parisienne Nicolas Plescoff, aux côtés d’Auguste Rodin et Jean-Baptiste Carpeaux.
    Après une formation aux Beaux-Arts, Guy Le Perse avait une attirance pour la gravure. Le hasard a voulu qu’on le sollicite pour réaliser des illustrations publicitaires et, pendant vingt-cinq ans, il a rempli des contrats pour Renault ou Peaudouce, illustrant aussi nombre de couvertures de romans pour la collection "J’ai lu", ou réalisant des planches de dessins aquarellées pour les 200 ans de Guerlain.
    La quarantaine approchant, l’artiste a voulu se défaire "des travaux de commandes et de commanditaires". Et laisser enfin s’exprimer ses talents propres. Un choix courageux mais urgent : "On ne peut pas attendre 60 ans pour faire de la sculpture. C’est une discipline trop physique."

    Un métier technique mais aussi esthétique

    Physique et aussi technique. Avec précision et pédagogie, Guy Le Perse explique toutes les étapes avant que ses hommes de plâtre ou de bronze – souvent inspirés de la Divine Comédie de Dante – se figent sur leur socle et s’exposent : d’abord la terre, travaillée pendant des mois, articulée autour d’une structure de métal aux proportions mathématiques mesurées, puis moulées dans le plâtre. Moule qui sert à fabriquer un autre moule en élastomère puis un autre en cire, puis en terre réfractaire, dans laquelle le fondeur va pouvoir couler le bronze.

    Y a-t-il un moment dans le processus de création où le sculpteur s’émeut ? "Là quand je regarde mon personnage, je pense surtout que sa fesse est trop grosse et que je vais devoir la rétrécir !" Un métier difficile, rigoureux, physique, technique mais aussi sacrément esthétique quand il est exercé par un artiste de talent, au don indiscutable.  VIRGINIE CARTON - PHOTOS PHILIPPE PAUCHET

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Avril 2007

 

    Né à Roubaix en 1953, Guy Le Perse est un artiste rare, qui possède encore la flamme des maîtres de la sculpture du XIXe siècle. Après avoir exercé son talent d’illustrateur pour la publicité et la communication, puis avoir enseigné son art pendant un temps, il est revenu à ses amours, la sculpture et cette fois à temps plein.

    Dans la lignée des plus grands, sculpteurs, comme Auguste Rodin et Jean-Baptiste Carpeaux, Guy Le Perse met l’homme au centre de son travail. « Je n’ai pas fait la coupure avec les sculpteurs très classiques du XIXe siècle, au contraire, je fais partie d’une chaîne qui se perpétue » explique Guy Le Perse. Comme eux, il puise dans les mythes, dans la Bible et, surtout, dans la Divine Comédie de Dante. Mais il ne cache pas qu’il y met aussi une part d’autoportrait : « On ne peut exprimer que ce que l’on vit », confie-t-il. Homme, femme, enfant, en terre ou en bronze, il explore les corps, il déchiffre les gestes et les attitudes qui dévoilent les passions et les tourments, les angoisses, les espoirs ou les désirs.

    Son œuvre puissante et raffinée est à suivre.

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Juin 2006

  RIVE DROITE À PARIS - NUIT DE CHINE
80 galeries, antiquaires et libraires invitent en nocturne le 7 juin.
Entre l'avenue Matignon et le faubourg Saint-Honoré, expositions et vernissages.

    LES SOIRÉES PARISIENNES se suivent mais se ressemblent-elles vraiment ? A chaque quartier ses évidences et sa palette. Alors que le Carré Rive Gauche, ramassé comme un gros village, célébrait durant cinq jours l'objet extraordinaire, les galeries de la rive droite, qui s'étirent dans les méandres parfois méconnus, vernissent à tour de bras - plus de 50 expositions - durant la seule nocturne de l'année.

    «C'est un moment rare où beaucoup de marchands habitués des foires internationales, et donc souvent absents de la capitale, peuvent accueillir en même temps clients et visiteurs », souligne Emmanuelle de Noirmont, qui propose un accrochage des dernières œuvres d'Eva & Adèle, sous l'œil bienveillant de ses voisins, Daniel Malingue et la Galerie Cazeau-Béraudière. Rive droite, la sculpture et le tableau rois égrènent patiemment les siècles.

    De la comédie humaine brossée par les maîtres flamands et hollandais, dans le nouvel espace de Florence de Voldère, à la série «Otages» de Fautrier à la Galerie Couturier ; de la dynastie d'aristochiens de Thierry Poncelet, qui renoue avec Eric Coatalem, aux encres purpurines de l'artiste allemande Béa Emsbach de la Galerie RX ; des céramiques du célèbre Roger Capron à la Compagnie de la Chine et des Indes aux grands formats des fidèles de la Galerie Taménaga ; des fenêtres ouvertes sur la mer chez Françoise Livinec à un tableau oublié du peintre d'histoire Eugène Devéria, proposé par Daisy et Marc Maison - Les Quatre Henri dans la maison de Crillon à Avignon, exposé au salon de 1857 - qui n'était plus localisé depuis cent cinquante ans.  Michel-Guy Chadelaud, qui guerroie désormais sur la scène internationale avec un XIXe siècle monumental, mettra en scène un vase en biscuit de Thabard, qui symbolise l'union de l'Agriculture et de l'Industrie, l'un des deux seuls modèles connus.

Du côté des représentants des arts décoratifs, chacun semble miser sur ses nouvelles acquisitions. Fier ambassadeur des Lumières comme Didier Aaron, François Léage attend sa clientèle avec une paire de ravissantes petites commodes russes incurvées, ou encore des torchères aux dauphins en bois doré, et il insisite sur la pertinence de œ rendez-vous d'un soir. Précieux comme une première rencontre.

En photo : « L'ESCLAVE », 2001, bronze de Guy Le Perse, n°2/8. Fonte Art Casting. 26 x 16,5 x 20,5 cm. 4.000 €. Nicolas Plescoff, 50 rue de Miromesnil.

 

 

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Juin 2006

 

Guy Le Perse sculpteur

Jusqu'au 7 juillet, galerie Plescoff, 50, rue de Miromesnil, Paris VIIIe, tél. : 01 43 12 88 60, www.plescoff.com

En terre, en plâtre, ou encore en bronze, les œuvres sculptées de Guy Le Perse révèlent un réel talent de modeleur. Une maîtrise technique héritée de noms célèbres tels que J.-R. Carpeaux, A. Rodin et E. Degas. Cette fascination pour les créations du passé se retrouve dans l'inspiration iconographique. La plupart des sujets que Guy Le Perse aborde sont inspirés des mythes, de la Bible, et principalement de la Divine Comédie de Dante. De ces sources littéraires, ii retient la valeur universelle de la condition humaine. Puis au travers de la représentation du corps humain, sujet inépuisable qui le passionne, il interroge l'homme sur sa destinée. Chacune de ses figures est au-delà de sa forme et de sa matérialité une personnification des peurs, des doutes, des angoisses, mais aussi du désir, de l'espoir, de l'harmonie ou d'un idéal. Elles sont en tout cas le vocabulaire et l'expression de l'humanisme de Guy Le Perse. Enfin, elles nous rappellent combien il est fondamental de considérer qu'une œuvre n'a pas de temps ni de lieu.

 

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2006

 

            GUY LE PERSE EXPOSE AU COLYSEE : RENDRE VIVANTE LA MATIÈRE INERTE

Pour quelques jours encore, Guy le Perse expose aux côtés de Jean Marquis au Colysée de Lambersart. L'occasion de vous plonger dans les créations de cet artiste talentueux et de découvrir que la sculpture n'est pas forcément l'art "froid" que l'on imagine.
      La sculpture ne serait plus à la mode. Au travail appliqué, minutieux patient et parfois même violent du sculpteur, on préférerait aujourd'hui les œuvres "branchées", innovantes et parfois technologiques d'artistes dont la discipline permet sans doute une plus grande proximité avec le public. Si ces mots reflètent votre pensée, allez donc découvrir les œuvres de Guy Le Perse exposées au Colysée.
      Dans cette lutte dont l'enjeu n'est rien moins que d'instiller de la vie dans la matière inerte, l'artiste s'y entend pour faire de personnages figées des modèles de dynamisme et de force. À voir les œuvres exposées au Colysée de Lambersart, on a parfois du mal à croire que les personnages, visages et silhouettes représentées soient nées du travail patient, long et solitaire de Guy Le Perse.

SAISIR L'ETINCELLE DE VIE

Inspirée notamment par la Divine Comédie, l'artiste travaille sur des grands et des petits formats. Si ses travaux de taille modeste impressionnent par leur finesse et la justesse de leurs détails, les grandes pièces, quant à elles, frappent d'abord par leurs dimensions et par l'étonnante impression de vie qui s'en dégage. Vieillards, enfants ou créatures parfois moins définies, insufflent aux espaces du Colysée une improbable et étonnante vie. Ne manquez pas non plus de jeter un œil aux photos de Jean Marquis qui révèle autant d'intelligence que de sensibilité. Deux artistes qui se rejoignent dans leur attachement à saisir et transmettre dans leurs œuvres l'étincelle de la vie. Si après tout ça vous pensez encore que la sculpture est d'un autre âge...  Guillaume B.

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Décembre 2005

 

    Comme Rodin ou Carpeaux, ses maîtres, Guy Le Perse explore le corps humain, réservoir inépuisable de formes.

     Il déchiffre les attitudes et les gestes les plus libres du corps pour inscrire dans la chair de bronze les passions, les tourments de l'Homme. Paroxysme de l'intime et du dépassement, chaque œuvre du sculpteur stigmatise notre désarroi, porte notre regard là où il veut, au-delà de nous-mêmes.

     Le Perse a l'énergie partageuse de celui qui sait ce qu'il veut et que rien n'arrête. Passionnés ou tout simplement amateurs de sculpture nous vous invitons à découvrir ce travail.

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Décembre 2005

 

   

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Novembre 2005

 

   

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Mai 2000

 

ECCE HOMO

 A 46 ans, cet artiste lillois dessine, peint, grave et sculpte, dans la lignée des grands maîtres. Son sujet : l’homme et lui seul.

Pénétrer dans l’atelier d’un artiste, c’est un peu comme passer de l’autre côté du miroir. Un moment magique où l’on brûle de percer le mystère de la création, où l’on tremble à l’idée de découvrir, dans un coin oublié, une œuvre qui nous éblouira. Imaginez donc le plaisir que l’on éprouve à pousser la porte de Guy Le Perse, dont les œuvres ont trouvé un merveilleux écrin au cœur de l’atelier Médicis (voir encadré). Sous la grande verrière, les bustes et les œuvres magistrales y jouent avec la lumière dans un fatras réjouissant.

Dans la petite pièce adjacente, côté rue, changement de décor : une grande table d’architecte, des tubes d’acrylique et des pinceaux dans l’eau rappellent que l’occupant des lieux est aussi un dessinateur et un peintre émérite.

Diplômé des Beaux-Arts de Roubaix et de Douai, ce touche-à-tout se consacre d’abord à la gravure, avant de s’orienter vers le dessin. Ces dix dernières années, il réalise des visuels publicitaires et une centaine de couvertures de romans pour la collection « J’ai lu ». En 1996, le Conseil Régional fait appel à lui pour illustrer son agenda et le parfumeur Guerlain lui confie la réalisation des planches de dessins aquarellés pour célébrer ses 200 ans.

Au fil du temps pourtant, la passion l’a emporté sur les œuvres de commande. Et c’est désormais dans la sculpture qu’il exprime son talent et dans le corps humain qu’il trouve une source d’inspiration inépuisable.

" Je travaille d’après modèle ou à partir d’esquisse. J’aime quand ça vit". Quand ça grince, quand ça lutte aussi. Inspiré par la Bible ou la Divine comédie, il réinterprète Salomé, Hugolin ou Icare. Des êtres de terre qui vibrent d’angoisse, de peur ou de douleur, comme autant de variations sur des thèmes universels. "Comme disait Brel, on a tous mal aux dents de la même façon".

Sa maîtrise parfaite de la glaise et du bronze le place dans la lignée des Rodin et Carpeaux. Et c’est d’ailleurs à leurs côtés qu’il expose, seul artiste contemporain, dans la galerie parisienne Nicolas Plescoff. Artiste reconnu, Guy Le Perse n’hésite pourtant pas à présenter ses œuvres, dans la vitrine d’un coiffeur du Vieux-Lille. Dans un même élan, cet humaniste ouvre les portes de son atelier, enseigne son art, cherche l’homme dans la terre. A moins qu’il ne soit en quête de lui-même."Quoi que vous dessiniez, même une pomme, vous réalisez un autoportrait". A l’observer aux côtés de son "Adam", on le croit volontiers. Marie-Laure Fréchet

   

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1999

 

     "Lorsque vous passez des années à crier dans le désert, il arrive un jour où vous décidez de vous taire pour créer et ainsi imposer ce que jusqu'à présent les autres refusaient d'entendre ou de voir."

     Eventaire de l'Humanité avec ce qu'Elle a de plus beau et de plus terrible à la fois, l'atelier de sculpture de Guy le Perse ne peut laisser indifférent.
Guy ne se contente pas de sculpter, il concrétise la Vie. Son œuvre tragique et sensible se compose de plâtre, de terre, d'émotion pures, de bronze et de visions brutes.

     L'Être se retrouve inévitablement dans ce travail, miroir de nos doutes, de nos peurs mais aussi de nos espoirs... Souvent ses personnages regardent le ciel : Interrogation, Appel au Secours ou Soulagement... à chacun de sentir et d'interpréter selon son degré d'acceptation.

     Sculptures de Femme ou d'Homme, réalisations humbles ou magistrales, ses œuvres naissent toutes d'une partie de lui-même. Lambeaux d'Auto-Portraits imprégnés d'une conscience du Monde éclairée, Ascèse spirituelle, Compréhension de soi... il émane de ces sculptures cette force qui ne fait pas seulement les grands hommes mais aussi et surtout l'Individu.

     Certains pourraient ne discerner dans ce travail qu'une célébration de la beauté du corps, mais ceux-là sont-ils seulement capables de voir leur propre reflet?

     Guy Le Perse a abandonné la beauté formelle pour une projection à la fois plus directe et plus intérieure ; c'est un Amoureux de la Vie au travail très personnel mais au langage universel.

     Expression des sourires et des maux de l'âme, le travail de Guy Le Perse a l'audace de suspendre le temps tout en laissant vibrer notre regard, comme pour nous initier à la mort, comme pour mieux nous rapprocher de la vie. A.D.S.

 

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Octobre 1999

 

   

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Octobre 1999

 

Sise au 14 rue des Vieux Murs, au cœur du Vieux Lille, la galerie l'Esquisse, ouverte il y a 2 ans par Anne Baclet, qui avoue outre une préférence pour les œuvres sur papier et le figuratif, une envie de se faire plaisir, a déjà présenté au public des gens comme Gadenne, Vanthournout, Bailleul... Prochain accrochage : Thuillier en novembre. Pour l'instant si vous poussez la porte, vous y découvrirez les œuvres sur papier et les sculptures de Guy Le Perse. Une impression générale d'intemporel flotte sur le lieu. On se dit qu'on a déjà vu ça quelque part. Forcément, avec ces œuvres là on n'est pas dans l'air du temps. On pense à Rodin, à Carpeaux... et on se demande si on ne rêve pas et si l'artiste en chair et en os, là devant vous est bien votre contemporain.

Corps a corps

"Par la science du modelé et l'observation des palpitations et les frissons de la vie, révéler au delà de la simple ressemblance, l'expression de l'âme." Quand Guy Le Perse fait l'Ensait à Roubaix, iI sait depuis longtemps qu'il veut passer sa vie à dessiner et ce depuis que ses dessins envahissaient les marges de ses cahiers d'écoliers. Lui qui n'arrive bien à s'exprimer qu'à travers les images se dit qu'il aurait bien tâté de la musique si l'occasion s'était présentée. C'est à l'école d'art de Douai qu'il poursuit sa formation de graveur sur cuivre à l'atelier de J.A. Gaudin. Devenu illustrateur free-lance dans la pub, Guy Le Perse se met à la sculpture tout en se consacrant à la création publicitaire au niveau international. On ne retient pas les noms des publicitaires, mais vous avez forcément déjà vu du Le Perse sans le savoir.
   Professeur entre autre aux Beaux-arts de Lille et à Sup de Cré, cet admirateur de Degas puise son inspiration dans la "Divine Comédie" de Dante ou bien n'est-ce pas plutôt notre simple comédie humaine qui l'inspire? Ce grand classique regarde autour de lui, dans la rue, sa famille, ses amis - qu'il utilise d'ailleurs comme modèle - et même les serveuses de bistrot !

Inutile de vous dire que le corps est à la première place, le tragique aussi. Ce corps qui issue de la terre glaise, modelé puis coulé dans le bronze semble avoir gardé la marque des doigts de l'artiste dégage une indéniable puissance. "Il n'y a que ça qui me touche et me permet d'exprimer mes sentiments. L'art doit enseigner une sorte de profondeur. Il doit créer une émotion."

Ayant le sentiment d'appartenir à une tradition, le regard du passé est pour lui important. Il se sent le maillon d'une chaîne ininterrompue et ne renie en aucun cas sa filiation classique pure et dure. Il aime parler à tous les hommes de souffrance, de passion avec un langage compréhensible par le plus grand nombre. Quant aux dessins et gravures on croit y reconnaître la patte de Rembrandt ou de Dürer qu'il admire particulièrement. La parfaite maîtrise d'un artiste qui comme autrefois faisait bien son métier tout en s'épanouissant dans un moyen d'expression d'où la remise en question était exclue n'avait aucune obligation d'être un novateur. Faire parler l'âme et transmettre d'intenses émotions suffisaient alors au bonheur de l'artiste. Guy Le Perse fait partie de cette lignée que l'on aurait pu croire disparue à tout jamais avec l'apparition des ready-made de Duchamp. Françoise OBJOIS

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